Le mystère des statues du monastère des bénédictins

Article: Le mystère des statues du monastère des bénédictins Digg!

  • Source: Radio Prague
  • Date: 28 octobre 2007

Extraits:

“Les galeries souterraines existaient et existent encore dans le monde entier. Pour la plupart il s’agissait d’un système ingénieux ayant servi à échapper aux assaillants. Ainsi donc châteaux, citadelles, églises, cloîtres, monastères, calvaires et demeures seigneuriales étaient liés par un réseau de galeries souterraines débouchant dans les forêts et champs ou parfois aboutissant à la rivière. Un système identique existait dans les villes. Pratiquement chaque maison possédait une galerie souterraine, qui à travers un carrefour central menait à l’extérieur de la ville.”

“Par exemple à Bela pod Bezdezem, petite ville pittoresque, située en Bohême centrale l’inscription sur la plaque au mur de la maison portant le numéro 27 dit que dans le temps une galerie souterraine menait depuis la maison jusqu’au château Bezdez se trouvant à proximité. Vrai ou faux – difficile à prouver, mais toutefois cette légende a inspiré le célèbre compositeur tchèque Bedrich Smetana à écrire son opéra le Secret (Tajemstvi).”

“La ville de Trebic, classée monument UNESCO, est située à une soixantaine de kilomètres de Brno, capitale de la Moravie. La ville est dominée part un magnifique château. A l’origine c’était un monastère bénédictin, fondé au début du XXIIe siècle par Oldrich de Brno et Lutold de Znojmo, princes de la souche des Premyslides de Moravie. Le monastère avait deux galeries, voies d’évasion devant l’ennemi. L’une des deux partait depuis la crypte et menait jusqu’à la rivière Jihlava. La seconde galerie débouchait probablement dans une clairière ou un champ. Au cours du mouvement hussite les guerres ravageaient le pays et l’abbé du monastère Benes de Lomnice, craignait que les hordes de soldats hussites déchaînées pillent le monastère. Par précaution il décida de cacher les plus précieux objets liturgiques dans l’une des galeries souterraines. Il estimait qu’en ces lieux les objets seraient en sécurité et lorsque le moment viendra on pourra les ressortir. Ainsi avec l’assistance de deux moines il descendit douze statues d’apôtres en argent et la statue du Christ en or dans la galerie ou il les fit enfouir. L’abbé Benes de Lomnice mourut en début des années vingt du XVe siècle. Peu après les hussites prirent la ville de Trebic ainsi que le monastère d’assaut et l’occupèrent. Depuis leur siège provisoire ils partaient en escapades pour attaquer les marchands et piller les cloîtres et monastères des environs. Les années passèrent…En fin de compte les hussites levèrent définitivement le camp en 1435. Ce fut le moment d’excaver les objets liturgiques. Les moines qui avaient enfuit les objets avec l’abbé Benes de Lomnice descendirent dans la galerie et creusèrent. Mais ils ne trouvèrent que les statues en argent des douze apôtres. Le Christ en or avait disparut. Comme l’abbé Benes n’avait pas laissé de message précis, on ne puis suivre aucune indication et les moines se contentèrent des statues d’apôtres. Après quelques décennies le danger menaçait à nouveau la ville de Trebic et le monastère. L’abbé Matej fit emporter les statues des douze apôtres au château Veveri. Puis ce ne fut qu’en 1710 que la foudre fit écrouler l’un des murs du château Veveri. Dans les décombre du mur le comte de Sinzendorf, propriétaire de l’époque, trouva un parchemin avec un message. Le message disait que précisément à midi l’ombre de la queue du paon montrera la direction du lieu ou se trouvait enfuit un trésor. Le comte suivit l’indication et trouva les statues en argent des douze apôtres. Par contre la statue du Christ en or ne fut jamais retrouvée. Les gens disent que c’est une preuve incontestable que la terre garde les trésors des ancêtres. Mais il existe deux explications. Soit les moines avaient volé et vendu la statue du Christ, puis avaient bien profité de l’argent acquis. Ensuite ils feignaient d’avoir oublié l’endroit de l’emplacement. Soit les moines avaient vraiment oublié le lieu de l’enfouissement du précieux objet et la statue repose toujours quelque part dans la galerie souterraine, aujourd’hui à moitié ensevelie. Il se peut donc qu’un beau jour un géologue, un archéologue ou un touriste perdu trouvera par hasard la statue du Christ en or.”

~ by larchiviste on 1 November 2007.

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